Americanah

Chimamanda Ngozi Adichie

Gallimard

  • par (Libraire)
    11 avril 2015

    Avec un regard naïf et direct, Ifemelu décrit tout haut ce que l' Amérique puritaine pense tout bas... Un gros coup de coeur pour ce magnifique roman.

    Céline.


  • par (Libraire)
    1 avril 2015

    Un roman vraiment génial

    Foisonnant en diable, "Americanah" est un récit corrosif et impertinent à l’humour décapant. Un roman vraiment génial, très généreux et audacieux qui nous emporte et surtout que l’on n’a pas envie de lâcher de sitôt. Une franche et captivante réflexion sur l’identité !


  • 1 avril 2015

    Etats-Unis, Nigéria, racisme

    Un roman dépaysant, qui nous emmene de Lagos à Philadelphie, en passant pas Londres.
    Mais pas de grands paysages. Plutôt la vie de clandestin pour Obinze à Londres, et la vie d’étudiante pour Ifemelu aux Etats-Unis.

    Tous les deux, pour travailler, sont obligés de commettre une arnaque à la sécurité sociale. Mais au moins, ils peuvent payer leurs factures.

    Petit à petit, Ifemelu s’en sort, pouvant même vivre de son blog.

    Car cette jeune femme qui n’a pas sa langue dans sa poche écrit sur les soucis de la race noire en Amérique par une non-américaine noire.

    Mais ce roman pose également la question de savoir ce à quoi les américains « de souche » aspire ?

    En toile de fond, l’amour qu’Ifemelu porte toujours à Obinze. Leur amour est-il encore possible malgré la distance et les années ?

    Sans oublier les problèmes de coupe de cheveux de la jeune femme : lisse à la façon occidentale, au risque de se brûler ; ou naturel, tressée.

    Autre moment fort du roman : l’investiture puis l’élection de Barack Obama. En direct différé, si je puis me permettre.

    Bref, un roman gai mais profond qui fait réfléchir sur l’hégémonie des Etats-Unis et qui m’inviter ait presque à aller m’installer au Nigeria.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la famille américaine dans laquelle Ifemelu fait du baby-sitting. Le père travaillant trop et sa femme nerveuse quand il est là. La fille aînée en pleine rébellion et le jeune fils avide de découvrir.

    Une citation :

    « Nous appartenons au tiers-monde et sommes par conséquent tournés vers l’avenir, nous aimons ce qui est nouveau, parce que le meilleur est encore devant nous, tandis que pour les Occidentaux le meilleur appartient au passé et c’est pourquoi ils ont le culte du passé. » (p.481)

    [[https://alexmotamots.wordpress.com/2015/03/21/americanah-adichie, LINK:
    https://alexmotamots.wordpress.com/2015/03/21/americanah-adichie]]


  • par (Libraire)
    26 mars 2015

    C'est un formidable portrait de l'Amérique et de sa population noire africaine que dépeint Chimamanda Ngozi Adichie dans ce nouveau roman. Elle y évoque les difficultés d'immersion dans une Amérique où le racisme subsiste, caché entre les pages des magazines de mode et où le style de vie laisse peu de place à la différence... Elle révèle la perte pour le Nigéria de ces jeunes diplômés et se concentre tout particulièrement sur le cas d'Ifimelu, jeune femme Nigérienne, arrivée aux Etats-Unis afin de poursuivre ses études et qui va peu à peu découvrir la face cachée de cette vaste terre. A travers un blog qu'elle décide de créer sur place, elle va partager son expérience et observer, avec beaucoup de finesse et d'humour les différences entre les peuples et les écarts de mentalité entre Africains et Afro-américains.
    Un roman passionnant, captivant et intelligent. Véritable critique sociale, à la fois drôle et sage. A lire sans détour !


  • par (Libraire)
    7 février 2015

    Ifemelu habite les Etats-Unis depuis plusieurs années quand, à l’occasion d’une longue séance de coiffure, elle revient sur sa vie et les circonstances qui l’ont menée de Lagos à Philadelphie et ont fait d’elle une « Americanah ». Dans ce roman foisonnant, Adichie brosse le portrait de cette jeune Nigériane indépendante qui pose sur ses contemporains un regard acéré. La jeunesse au Nigéria, les désillusions de l’immigrée dont les diplômes africains ne valent plus rien, les travers des « bobos » universitaires pour qui tout est un problème de racisme, les nouveaux riches lagotiens : rien n’échappe à Ifemelu. C’est l’Amérique vue par l’Afrique, puis c’est l’Afrique vue par une Americanah, c’est savoureux, dépaysant et intelligent.


  • par (Libraire)
    24 janvier 2015

    Une grande et merveilleuse fresque sociale : L'histoire de Ifemelu, jeune nigériane brillante et insolente, qui va quitter son pays pour continuer ses études aux Etats-Unis. Elle y restera 15 ans et apprendra la difference entre "se sentir noire" aux USA, et être noire en Afrique.
    Une galerie de personnages inoubliables font de ce livre un roman puissant, ample, juste et intelligent. N'hésitez pas !
    Christine


  • 6 janvier 2015

    Après quinze années passées aux Etats-Unis, Ifemelu s'apprête à rentrer au Nigeria. Pourtant, cette jeune fille d'une famille modeste de Lagos a réussi sa vie même si ses débuts dans ce nouveau pays n'ont pas été faciles. Venue pour y suivre des études, elle a enchaîné les entretiens pour des petits boulots qui n'aboutissaient pas et pris conscience d'être dans un pays où la discrimination existe bel et bien. Etant noire, étrangère et non Afro-Américaine, elle a remarqué ces regards que l'on porte sur elle tout comme les remarques. Ifemelu décide d'ouvrir un blog sur les questions de la race aux Etats-Unis. Travaillant en tant que baby-sitter, son blog rencontre le succès et elle en tire des revenus.

    Elle rencontre aussi l'amour. Mais en quittant le Nigeria, elle a laissé derrière elle son grand amour Obinze qui lui rêvait d'Amérique. Obinze lui-aussi est parti du Nigéria pour l'Angleterre. Il travaille comme main d'oeuvre sur des chantiers sous une fausse identité avec la peur au ventre d'être dénoncé et arrêté par la police.

    Ce livre n'est pas un traité sur la question d'être noir de nos jours. Il s'agit d'un roman puissant, d'une histoire d'amour qui se déroule entre trois continents. Et Chimamanda Ngozi Adichie n'a pas froid aux yeux pour exploser les clichés et décliner les différentes facettes d'être noir aux Etats-Unis. Mais elle sait aussi user intelligemment de l'humour et de dérision pour raconter la vie d'Ifemelu une fois rentrée au Nigeria.

    Sans pathos et sans longueur, ce livre est tout simplement passionnant ! Dense, creusé, pertinent, ce roman qu'on ne lâche pas interpelle et fait réfléchir sur beaucoup de points !