Feel Good
EAN13 : 9791030702743
ISBN :979-10-307-0274-3
Éditeur :Au diable Vauvert
Date Parution :
Collection :Littérature générale
Nombre de pages :400
Dimensions : 20 x 13 x 2 cm
Poids : 348 g

Feel good

Autre version disponible :

Ebook - Au Diable VauvertEn stock9,99 €

3 Commentaires 4 étoiles

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Commentaires des libraires

3 étoiles

Par . (Librairie Mots et Images)

Feel good est un roman ou l'on croit en l'improbable.
Il s'y passe des choses insensées qui nous paraissent plausibles et des actes dépités qui nous font sourire.
Mais sous une plume légère se cache une véritable critique de la société. Bel exercice!
Laetitia.

Commentaires des libraires

4 étoiles

Par .

Après une enfance sans manquer d'argent mais sans en avoir de trop, Alice se démène pour joindre les deux bouts avec son salaire de vendeuse dans un magasin de chaussures. Elle en a marre de devoir toujours compter et calculer, d'être toujours "trop juste". Comble de malchance pour elle, le magasin met la clé sous la porte. Comment faire pour payer de quoi à manger à son fils, comment régler son loyer ? Elle pense avoir trouvé la solution à ses problèmes d'argent, ne reste plus qu'à l'exécuter.
Tom lui galère en étant qu'écrivain. Ses livres ne se vendent pas ou trop peu, sa femme vient de le quitter. Il continue de croire qu'un jour son génie littéraire éclatera au grand jour et lui permettra de couler des jours heureux et paisibles. Si le plan d'Alice fonctionne au départ rapidement, elle se retrouve embarquée dans une situation qui la dépasse et la met sur la route de Tom.
Thomas Gunzig égratigne avec cynisme le monde de l'édition et tout ce qui gravite autour. Mais ce livre est surtout un roman social très révélateur d'une précarité, des injustices et des inégalités sans être plombant. On sourit et on tourne les pages avec envie et entrain ! Relevé, drôle et légèrement barré, ce roman est surprenant. Il joue sur les codes du feel good, dévoile pour notre plus grand plaisir les coulisses du monde littéraire actuel et met le doigt sur la souffrance bien réelle de ses personnages. C'est parfaitement réussi !

vie moderne

4 étoiles

Par .

Comment parler de ce roman sans trop en dévoiler ?

Alice, vendeuse dans un magasin de chaussures, a toujours été marquée par la précarité sociale. Mais elle n’en peut plus de devoir compter chaque centime dépensé et de ne pas pouvoir offrir une vie plus confortable à son fils. L’idée folle germe alors en elle d’enlever un enfant de riches dans une crèche de riches pour exiger une rançon. Malheureusement, tout ne se déroule pas comme prévu et elle se retrouve bientôt avec un bébé que personne ne réclame sur les bras.

Tom, écrivain moyen, croise la route d’Alice et son histoire de kidnapping lui donne une idée : il lui propose d’en tirer un roman et de partager les bénéfices.

J’ai aimé l’aspect social de la première partie du roman : l’enfance d’Alice et sa famille qui y arrive « tout juste » ; son amitié avec Séverine, sa magnifique maison, sa nurse ; son travail dans un magasin de chaussures et ses vacances qui ne se déroulent pas comme prévues ; son amour inconditionnel pour son fils.

J’ai aimé qu’Alice déclare sans cesse « qu’ils aillent se faire foutre avec leurs articles ». Cela m’a rappelé des souvenirs.

J’ai aimé cette sensation de phosphore que ressentent les personnages quand quelque chose se déroule enfin bien.

Si le personnage de Tom m’a paru à part et intéressant au début, j’ai trouvé qu’il rentrait dans la norme au fil des pages. Malgré tout, le manque de documentation qui est son éternel défaut d’écrivain m’a souvent fait sourire.

J’ai aimé ses romans louf-dingues ainsi que ceux des auteurs à succès décrits par l’auteur.

Enfin, j’ai aimé la bande-son du roman : "Kids in America" de Kim Wilde (ça me replonge des années en arrière).

Le style est vif et rapide, et m’a un peu dérouté au début.

Un roman doux-amer sur ceux qui s’en sortent « tout juste », et un jour plus du tout.

L’image que je retiendrai :

Celle des vacances en Égypte, moins chères qu’en France, pas si gâchées que ça.

Une citation :

"C’est la peur ! La peur du changement ! Les gens comme ça, les gens qui ont des vies de riches ou bien des vies où tout va presque toujours bien, ils veulent qu’on leur raconte des histoires qui confirment l’état du monde, pas des histoires qui remettent en cause l’état du monde. Parce que le monde leur convient comme il est." (p.240)

https://alexmotamots.fr/feel-good-thomas-gunzig/