Cadavre exquis
EAN13 : 9782081478398
ISBN :978-2-08-147839-8
Éditeur :Flammarion
Date Parution :
Collection :Littérature étrangère
Nombre de pages :291
Dimensions : 21 x 14 x 2 cm
Poids : 300 g
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Cadavre exquis

De

Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation.Ce roman est l’histoire d’un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de « première génération ». Or, tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d’élevage est passible de la peine de mort. À l’insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain.
Le tour de force d’Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ en nous précipitant dans un suspense insoutenable. Roman d’une brûlante actualité, tout à la fois allégorique et réaliste, Cadavre exquis utilise tous les ressorts de la fiction pour venir bouleverser notre conception des relations humaines et animales.

Vidéo

Romain nous propose ses coups de cœur du rayon Littérature : "Une bête au paradis" de Cécile Coulon (L'Iconoclaste), "Par les routes" de Sylvain Prudhomme (L'arbalète Gallimard) et "Cadavre exquis" d'Agustina Bazterrica (Flammarion).
Réalisation : Ronan Loup.
Questions posées par : Laure-Anne Cappellesso.

3 Commentaires 5 étoiles

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Commentaires des libraires

5 étoiles

Par . (Librairie Mots et Images)

C'est un livre fort, très fort;
qui dérange, évidemment...
Et c'est très bien comme ça!

Commentaires des libraires

5 étoiles

Par . (Librairie Obliques)

La majorité des animaux, touchés par un virus ont été remplacés par du bétail humain. La "Transition" est enfin entrée dans les mœurs et chacun se fait cannibale sans trop sourciller sur l'éthique morale.

A la façon d'un documentaire à la 3ème personne du singulier, le lecteur suit les faits et gestes de notre protagoniste. Gestionnaire d'un abattoir avant tout ça, il continue avec les nouvelles normes pour payer les soins de son bien-aimé père malgré le dégoût profond qui le ronge de l’intérieur. Que faire d'autre pour supporter la vie alors que sa femme le fuit, le deuil l'accable, sa sœur l'exaspère.... jusqu'au problème de trop. Une femme.. une femelle domestique de grande qualité, pour être précis, offert à ses soins en guise de dédommagement.

Dans tous les sens du termes, voilà un livre qui prend aux tripes. On vacille dans nos convictions, entre horreur et compassion à mesure qu'on tourne les pages. Avec toujours cette idée d'arrêter cette lecture déstabilisante mais avec l'obsession indécente de vouloir en savoir plus, savoir en fin de compte si le récit offre un échappatoire à l'horreur ou une simple trappe pour les enfers. Âmes sensibles d'abstenir.

5 étoiles

Par .

Dans cette histoire, le héros, Marcos, parle peu. Il économise ses mots car il n'y a pas de mots pour dire l'horreur. D'abord le virus qui a infecté les animaux et tué les hommes. La rage qui a saisi l'humanité jusqu'à décimer toute espèce animale. Puis le manque de viande. La faim. Le cannibalisme illégal... puis légal.
Marcos travaille dans un abattoir. Tous les jours il voit des "produits" être tués puis découpés. On parle de "viande spéciale", lui voit des humains. Alors que le monde sombre dans la folie, il semble être le seul à voir cette mascarade pour ce qu'elle est vraiment : un massacre. Comme son personnage, Agustina Barretzica a un style très ascètique. Avec un vocabulaire sobre, elle décrit le quotidien de cette nouvelle société. Plus le récit avance, plus l'horreur grandit tout comme la violence des scènes avec une seule pensée : ça ne peut que mal se terminer... jusqu'aux dernières lignes qui vous font l'effet d'un coup de poing dans le ventre !